Elle, une si jolie jeune femme qu'elle était,
Une jeune gymnaste, avec de l'avenir devant elle.
Aujourd'hui, transformée, on ne la reconnait plus.
Elle était rayonnante, souriante et croquait la vie à pleine dent.
Aujourd'hui terne, sombre, renfermée,
Je ne cesse de penser à elle.
Je ne peux m'empêcher de me reconnaitre en elle.
Je ne peux m'empêcher de voir en elle mes peines.
Et je me dis que c'est elle aujourd'hui qui les vit,
Elle souffre, elle a mal, elle a peur,
Et pourtant elle n'écoute personne.
Elle continue à se tuer à petit feu,
Elle voit sa vie se dégrader lentement,
Sans même se rendre compte des dommages qu'elle cause
A son corps, à sa joie de vivre, à son amour.
Les cicatrices se ravivent, ça fait mal.
Putain de maladie, tu as fait une nouvelle victime.
Pourquoi es-tu si obsessante?
Elle est en train de tout perdre,
Elle tombe, il ne lui reste que ce corps dépéri
Qui ne la supporte même plus.
Est-ce à moi de l'aider?
Est-ce à elle de s'en rendre compte seule ?
Mais alors, ne sera-t-il pas trop tard?
Elle, si courageuse avant, est en train de s'éteindre devant mes yeux.
Et je ne peux rien faire,
A part être là et espérer qu'elle trouvera la force de se battre
Avant que son c½ur ne s'arrête de battre...


